Fonds euros : placement dépassé ou encore utile dans un patrimoine ?

Pendant longtemps, le fonds euros a été présenté comme le placement tranquille par excellence. On y plaçait une partie de son épargne sans trop se poser de questions : le capital était garanti, les intérêts étaient définitivement acquis, et le rendement restait correct.

Puis les taux ont baissé. Pendant plusieurs années, les fonds euros ont servi des rendements faibles, parfois décevants, au point d’être régulièrement qualifiés de placement dépassé. Dans le même temps, les actions, les ETF, l’immobilier ou les unités de compte ont pris davantage de place dans les discussions patrimoniales.

Alors, faut-il encore s’intéresser au fonds euros aujourd’hui ? La réponse dépend surtout de ce qu’on attend de lui.

Le fonds euros n’est pas conçu pour s’enrichir rapidement. Ce n’est pas un moteur de performance comparable aux actions sur longue période. En revanche, il peut encore jouer un rôle utile dans un patrimoine : stabiliser une allocation, sécuriser une partie de l’épargne, préparer un projet à moyen terme ou garder une réserve disponible pour saisir des opportunités.

Autrement dit, le problème vient moins du fonds euros lui-même que de la place qu’on lui donne.

Qu’est-ce qu’un fonds euros ?

Le fonds euros est le support sécurisé proposé dans de nombreux contrats d’assurance-vie et plans d’épargne retraite. Contrairement aux unités de compte, dont la valeur peut monter ou baisser selon les marchés financiers, le fonds euros offre généralement une garantie en capital.

En pratique, cela signifie que l’épargnant ne supporte pas directement les fluctuations quotidiennes des marchés. L’assureur investit majoritairement l’argent dans des obligations, mais aussi parfois dans de l’immobilier, des actions ou d’autres actifs, selon la composition du fonds.

Chaque année, l’assureur annonce un taux de rendement. Une fois les intérêts crédités, ils sont généralement acquis définitivement. C’est ce qu’on appelle souvent l’effet cliquet : les gains annuels viennent s’ajouter au capital garanti.

Cette sécurité a évidemment une contrepartie : le rendement attendu reste limité. On ne peut pas avoir à la fois une garantie forte, une disponibilité relativement bonne et une performance élevée. Le fonds euros est donc un placement de compromis.

Pourquoi le fonds euros a perdu de son attrait

Pendant les années de taux bas, les fonds euros ont vu leur rendement diminuer progressivement. C’était logique : comme ils sont largement investis en obligations, ils ont été pénalisés par la baisse générale des taux d’intérêt.

Pour beaucoup d’épargnants, le fonds euros est alors devenu frustrant. Les rendements semblaient trop faibles pour compenser l’inflation, surtout après fiscalité et prélèvements sociaux. Certains contrats anciens ou peu compétitifs ont même servi des taux particulièrement décevants.

Cette période a changé la perception du fonds euros. Là où il était auparavant vu comme un placement évident, il est devenu un support à questionner. Pourquoi immobiliser son argent sur un fonds peu rémunérateur ? Pourquoi ne pas aller vers des ETF, des actions ou de l’immobilier papier ? Pourquoi conserver une assurance-vie si le rendement sécurisé devient inférieur à celui de certains livrets ?

Ces questions étaient légitimes. Mais elles ont parfois conduit à une conclusion excessive : considérer que le fonds euros n’avait plus aucune utilité.

Or ce n’est pas parce qu’un placement n’est pas le plus performant qu’il est inutile. Dans un patrimoine, tous les supports n’ont pas la même fonction.

Ce que disent les chiffres récents

Le regain d’intérêt pour le fonds euros ne repose pas seulement sur une impression. Selon l’ACPR, l’assurance-vie hors épargne retraite a enregistré en 2025 une collecte nette de 44 milliards d’euros, tandis que le rendement moyen des fonds euros est remonté autour de 2,6 % net de frais de gestion, avant prélèvements sociaux.

Ce niveau de rendement ne fait évidemment pas du fonds euros un placement spectaculaire. Il reste modéré, surtout une fois l’inflation et les prélèvements sociaux pris en compte. Mais il montre que le fonds euros n’est pas sorti du paysage de l’épargne française.

Les chiffres de France Assureurs montrent aussi une évolution intéressante : les unités de compte ont représenté 39,1 % des cotisations d’assurance-vie en 2025. Autrement dit, les épargnants ne reviennent pas simplement au “tout fonds euros”. Ils utilisent davantage l’assurance-vie comme une enveloppe mixte, combinant une poche sécurisée et des supports plus dynamiques.

Cette tendance confirme l’idée centrale : le fonds euros n’est pas forcément le placement principal d’un patrimoine, mais il peut rester une brique utile dans une allocation plus large.

Le fonds euros n’est pas un placement de performance

La première erreur consiste à comparer le fonds euros aux actions sur longue période.

Sur 10, 15 ou 20 ans, un investissement diversifié en actions a historiquement de meilleures chances de produire une performance supérieure. C’est normal : l’investisseur accepte plus de volatilité, donc il peut espérer une meilleure rémunération du risque.

Le fonds euros, lui, ne joue pas dans cette catégorie. Son rôle n’est pas de battre les marchés actions. Son rôle est de protéger une partie du capital, de lisser les fluctuations du patrimoine et d’offrir une poche relativement stable.

Il faut donc éviter de lui demander ce qu’il ne peut pas donner.

Un fonds euros à 2,5 % ou 3 % ne transformera pas un petit capital en fortune. Il ne protège pas toujours parfaitement contre l’inflation. Il ne permet pas de profiter pleinement de la hausse des marchés financiers. Mais il peut éviter à un épargnant d’être obligé de vendre ses placements risqués au mauvais moment.

C’est là que son intérêt réapparaît.

Un stabilisateur dans le patrimoine

Un patrimoine bien construit ne repose pas uniquement sur la recherche de performance. Il repose aussi sur la gestion du risque.

Prenons un exemple simple. Un épargnant possède uniquement des actions ou des ETF actions. Sur le long terme, son espérance de rendement peut être intéressante. Mais si les marchés chutent fortement au moment où il a besoin d’argent, il peut être contraint de vendre dans de mauvaises conditions.

À l’inverse, une poche de fonds euros peut servir d’amortisseur. Elle ne supprimera pas la baisse des marchés, mais elle réduira la volatilité globale du patrimoine.

C’est particulièrement utile pour les personnes qui ne supportent pas bien les fortes variations, qui approchent d’un projet important, ou qui veulent éviter de prendre trop de risques avec l’ensemble de leur épargne.

Le fonds euros peut ainsi jouer le rôle de partie défensive dans une allocation. Il ne fait pas tout le travail, mais il contribue à l’équilibre général.

Cette logique rejoint un principe classique de la théorie moderne du portefeuille, popularisée par Harry Markowitz dès les années 1950 : un actif ne doit pas seulement être jugé isolément, mais aussi en fonction de sa contribution au risque global du portefeuille.

Un support peu spectaculaire peut donc avoir une vraie utilité s’il améliore l’équilibre général. Dans cette perspective, le fonds euros n’a pas besoin d’être le placement le plus performant pour être pertinent. Il peut être utile parce qu’il apporte une part de stabilité à côté d’actifs plus exposés, comme les actions, les ETF ou certaines unités de compte.

C’est précisément cette combinaison entre sécurité et dynamisme qui permet de construire une allocation plus robuste.

Une poche de sécurité plus rémunératrice qu’un compte courant

Le fonds euros peut aussi servir de poche de sécurité élargie.

La première épargne de précaution doit rester simple, disponible et lisible. Pour cela, les livrets réglementés comme le Livret A ou le LDDS restent souvent les outils les plus pratiques. Ils sont liquides, défiscalisés et faciles à utiliser en cas d’imprévu.

Mais une fois cette épargne de précaution constituée, certains épargnants disposent encore d’une somme qu’ils ne veulent pas exposer aux marchés financiers, sans pour autant la laisser dormir sur un compte courant.

Dans ce cas, le fonds euros peut avoir du sens. Il permet de placer une réserve prudente dans un cadre fiscal avantageux, avec une disponibilité généralement correcte, même si les délais de rachat ne sont pas aussi immédiats qu’un virement depuis un livret.

C’est une nuance importante : le fonds euros n’est pas forcément le meilleur support pour l’urgence absolue. Mais il peut être adapté à une réserve de second niveau, destinée à des besoins prévisibles ou à des projets à moyen terme.

Une réserve d’opportunité

Le fonds euros peut également servir de réserve d’opportunité.

L’idée est simple : garder une partie de son capital sécurisée afin de pouvoir investir lorsque des occasions se présentent. Par exemple, lors d’une baisse des marchés actions, d’une opportunité immobilière, d’un projet professionnel ou d’un besoin familial.

Un investisseur entièrement exposé aux marchés peut se retrouver bloqué en période de baisse. Il voit bien que des opportunités apparaissent, mais il n’a plus de liquidités disponibles ou ne veut pas vendre ses actifs en moins-value.

À l’inverse, celui qui conserve une poche sécurisée peut agir plus sereinement. Cette poche ne rapporte pas énormément, mais elle offre une marge de manœuvre.

C’est souvent un point sous-estimé : la liquidité a une valeur. Pouvoir décider sans être contraint par les marchés est un avantage patrimonial réel.

Attention aux mauvais contrats

Dire que le fonds euros peut encore être utile ne signifie pas que tous les fonds euros se valent.

Il existe de fortes différences entre les contrats. Certains fonds euros restent compétitifs, tandis que d’autres servent des rendements faibles, avec des frais élevés ou des contraintes importantes.

Il faut notamment regarder :

  • le rendement servi sur plusieurs années, et pas seulement sur une année exceptionnelle ;
  • les frais de gestion du contrat ;
  • les éventuelles conditions d’accès au fonds euros ;
  • l’obligation ou non d’investir une partie en unités de compte ;
  • les frais sur versement ;
  • la solidité et la politique de l’assureur ;
  • la disponibilité réelle de l’argent.

Un fonds euros médiocre dans un contrat chargé en frais peut perdre beaucoup de son intérêt. À l’inverse, un bon contrat d’assurance-vie, sans frais sur versement et avec un fonds euros correct, peut rester un outil patrimonial utile.

Il faut donc éviter de juger uniquement la catégorie “fonds euros”. Le choix du contrat compte énormément.

Le faux débat : fonds euros contre unités de compte

On oppose souvent fonds euros et unités de compte. Pourtant, dans une assurance-vie multisupport, les deux peuvent coexister.

Les unités de compte permettent de chercher davantage de performance, en acceptant un risque de perte en capital. Elles peuvent prendre la forme de fonds actions, d’ETF, de fonds obligataires, de SCPI ou d’autres supports. Le fonds euros, lui, apporte une partie sécurisée.

La vraie question n’est donc pas : “faut-il choisir le fonds euros ou les unités de compte ?”

La vraie question est plutôt : “quelle part de sécurité et quelle part de risque sont adaptées à mon horizon, à mes objectifs et à ma tolérance aux pertes temporaires ?”

Un jeune investisseur avec un horizon de 20 ans pourra probablement accepter une part importante d’actifs risqués. Un retraité, une personne proche d’un achat immobilier ou un épargnant prudent aura peut-être besoin d’une part plus importante de fonds euros ou de supports sécurisés.

Il n’existe pas de proportion universelle. Une allocation pertinente dépend de la situation de chacun.

Dans quels cas le fonds euros reste pertinent ?

Le fonds euros peut rester utile dans plusieurs situations.

Il peut convenir à une personne qui veut sécuriser une partie de son patrimoine sans laisser tout son argent sur un compte courant. Il peut aussi être adapté à un projet prévu dans quelques années, lorsque l’horizon est trop court pour prendre beaucoup de risque en actions.

Il peut également intéresser un épargnant déjà exposé aux marchés financiers, qui souhaite réduire la volatilité globale de son patrimoine. Dans ce cas, le fonds euros n’est pas un renoncement à la performance, mais un outil de maîtrise du risque.

Enfin, il peut servir à préparer progressivement une transmission ou à conserver une poche disponible dans une assurance-vie déjà ancienne, bénéficiant d’un cadre fiscal favorable.

Le fonds euros est donc surtout utile quand il répond à une fonction précise : sécurité, stabilité, disponibilité ou attente d’opportunité.

Dans quels cas il est moins adapté ?

Le fonds euros est moins adapté si l’objectif principal est de faire fortement croître son capital sur longue période.

Un épargnant jeune, avec une bonne capacité d’épargne, aucun besoin de liquidité à court terme et une bonne tolérance au risque, aurait probablement tort de placer l’essentiel de son patrimoine financier en fonds euros. À long terme, il risquerait de passer à côté d’une performance supérieure sur les marchés actions.

Il est aussi moins pertinent si le contrat est mauvais : frais sur versement importants, rendement faible, choix limité, conditions d’accès contraignantes. Dans ce cas, le problème n’est pas seulement le fonds euros, mais l’enveloppe dans laquelle il se trouve.

Enfin, il faut garder en tête que le rendement affiché n’est pas le rendement réellement disponible dans la poche de l’épargnant. Les prélèvements sociaux, l’inflation et la fiscalité en cas de retrait peuvent réduire l’intérêt réel du placement.

Le fonds euros n’est pas mort, mais il doit être remis à sa place

Le fonds euros n’est ni un placement miracle, ni un placement inutile.

Il a simplement changé de statut. Il ne doit plus être vu comme une solution automatique pour toute l’épargne, mais comme une brique parmi d’autres dans une stratégie patrimoniale.

Sa force réside dans la sécurité, la stabilité et la simplicité. Sa faiblesse réside dans son rendement limité. Utilisé seul et en excès, il peut freiner la progression d’un patrimoine. Utilisé intelligemment, il peut au contraire permettre de prendre du risque ailleurs avec plus de sérénité.

C’est toute la logique d’une allocation équilibrée : certains placements servent à faire croître le capital, d’autres à le protéger, d’autres encore à rester disponible.

Le fonds euros appartient clairement à cette deuxième catégorie.

Conclusion

Le fonds euros n’est pas un placement de conviction au sens offensif du terme. C’est plutôt un outil de construction patrimoniale.

Il ne sert pas à maximiser la performance, mais à organiser le risque, préserver une partie du capital et conserver une marge de manœuvre. Utilisé seul et en excès, il peut freiner la progression d’un patrimoine. Utilisé comme poche défensive, il peut au contraire aider l’épargnant à investir plus sereinement ailleurs.

La vraie question n’est donc pas de savoir si le fonds euros est “dépassé” ou “indispensable”. La vraie question est de savoir quelle mission on lui confie.

S’il sert à remplacer toute stratégie d’investissement, il risque d’être insuffisant. S’il sert de socle de stabilité, de poche de sécurité ou de réserve d’opportunité, il peut encore avoir toute sa place dans un patrimoine équilibré.

Sources :
ACPR / Banque de France, “L’assurance-vie en 2025”
France Assureurs, “L’assurance vie en unités de compte en 2025”
Harry Markowitz, “Portfolio Selection”, The Journal of Finance, 1952

Une offre innovante de PEA chez Trade Republic

Trade Republic, l’application d’investissement et de trading low-cost qui a séduit de nombreux investisseurs européens, fait une entrée remarquée sur le marché français avec le lancement de son Plan d’Épargne en Actions (PEA). Nous avions déjà parlé de ce courtier d’origine allemande pour présenter son compte-titres ordinaire. Cette nouvelle offre vise à démocratiser encore davantage l’investissement boursier avec une enveloppe fiscale très avantageuse pour les investisseurs français. Voici un tour d’horizon des spécificités de ce nouveau PEA et des atouts qu’il offre aux investisseurs particuliers.

Le PEA : un outil fiscal avantageux pour les investisseurs

Le PEA est une enveloppe fiscale attractive, créée pour encourager l’investissement en actions et en titres assimilés d’entreprises européennes. Les gains réalisés au sein du PEA (plus-values, dividendes) sont exonérés d’impôts sur le revenu après cinq ans de détention. Seuls les prélèvements sociaux, actuellement fixés à 17,2 %, restent dus. En outre, le PEA permet de bénéficier d’un cadre fiscal favorable pour constituer un capital à moyen ou long terme. Trade Republic a été amenée à ouvrir une succursale en France afin de pouvoir proposer ce produit d’épargne défiscalisé. Par conséquent, vous bénéficiez en ouvrant un compte chez eux de la garantie des dépôts applicable aux banques françaises, et n’êtes plus obligés de faire une déclaration de compte étranger.

Les spécificités du PEA de Trade Republic

1. Une offre simple et accessible

Trade Republic se distingue par sa volonté de rendre l’investissement accessible à tous. Son PEA s’inscrit dans cette logique, avec une tarification compétitive :

  • Frais de tenue de compte gratuits : Contrairement à de nombreux acteurs traditionnels, Trade Republic ne facture pas de frais de gestion.
  • Coût des transactions attractif : Les frais de transaction sont fixés à 1 euro par ordre, un tarif parmi les plus bas du marché.
  • Pas de montant minimum par ordre : Contrairement à d’autres courtiers obligeant à passer un ordre minimum de 80 ou 100 euros, Trade Republic n’impose pas de minimum.

2. Un large choix d’investissements

Le PEA de Trade Republic permet d’investir dans une vaste gamme d’actifs européens, allant des actions individuelles aux ETF (fonds indiciels cotés). Cette diversité permet aux investisseurs de construire un portefeuille adapté à leurs objectifs et à leur tolérance au risque.

3. Des plans d’épargne programmés

L’une des particularités de l’offre de Trade Republic est la possibilité de mettre en place des plans d’investissement programmés (PIP). Ces plans permettent d’investir automatiquement à intervalles réguliers, avec des montants dès 1 euro par mois, favorisant ainsi une approche disciplinée et une réduction des risques liés au timing du marché. Néanmoins, ce qui était la fonctionnalité la plus attendue de ce nouveau PEA n’aura pour le moment qu’une portée limitée, puisque l’investissement en fractions d’actions n’est toujours pas possible sur un PEA. Trade Republic annonce que des changements règlementaires pourraient intervenir à ce sujet d’ici le mois de juin 2025, mais cela reste à confirmer.

Un atout pour les nouveaux investisseurs et les épargnants avertis

Le lancement du PEA par Trade Republic, qui revendique déjà un million de clients en France, était un évènement très attendu, annoncé déjà depuis deux ans. Son accessibilité financière et technologique en fait une option idéale pour les débutants souhaitant se lancer sur les marchés boursiers. De même, les investisseurs expérimentés y trouveront un moyen de diversifier leurs supports d’investissement tout en optimisant leur fiscalité.

Avec son PEA, Trade Republic combine innovation, simplicité et compétitivité pour répondre aux attentes des investisseurs d’aujourd’hui. Ce produit s’impose comme une alternative intéressante aux offres traditionnelles, tout en valorisant les avantages fiscaux uniques du PEA. Une opportunité à considérer pour quiconque s’intéresse aux potentiels de la bourse européenne.

Si vous souhaitez essayer ce courtier, que ce soit pour un PEA ou pour un compte-titres, je vous propose de le faire via ce lien de parrainage qui vous permettra de gagner un bonus si vous commencez à investir dans les 21 premiers jours.

Trois alternatives à l’investissement immobilier physique

L’investissement immobilier est une valeur refuge et l’un des piliers du patrimoine de nombreux français. Il représente pour beaucoup un moyen de générer des revenus passifs ou de constituer un patrimoine solide à long terme. Mais cette approche peut s’avérer contraignante : gestion locative, entretien des biens, et la nécessité de disposer de sommes importantes pour acquérir un bien immobilier. Heureusement, il existe aujourd’hui des alternatives permettant d’investir dans l’immobilier sans avoir à acheter de biens physiques. Parmi celles-ci, on trouve les SCPI, les foncières cotées et le crowdlending immobilier. Ces solutions offrent une diversification intéressante tout en étant moins exigeantes en termes de gestion.

1. Les SCPI : une solution de diversification sans gestion complexe

Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) sont un moyen populaire d’investir dans l’immobilier sans avoir à gérer de biens physiques. Il s’agit de structures qui collectent les fonds des investisseurs pour acheter et gérer un portefeuille immobilier diversifié (bureaux, commerces, logements, etc.). Les revenus générés par les loyers sont ensuite distribués aux actionnaires sous forme de dividendes.

L’un des avantages majeurs des SCPI réside dans leur accessibilité : il est possible d’investir avec des montants relativement faibles, parfois dès 1 000 euros, ce qui permet de se diversifier rapidement. Ces montants sont même amenés à baisser depuis l’ordonnance du 4 juillet 2024 qui supprime le montant nominal minimum d’une part de SCPI, autrefois fixé à 150 euros, afin de rendre ce support d’investissement encore plus accessible. De plus, la gestion est entièrement déléguée à la société de gestion, ce qui allège considérablement la charge administrative pour l’investisseur.

Cela étant dit, il est important de garder à l’esprit que les SCPI, tout comme l’immobilier physique, peuvent être sensibles aux cycles économiques, notamment en période de crise. Mais pour ceux qui cherchent à s’exposer à l’immobilier tout en ayant une gestion simplifiée, elles représentent une alternative solide.

2. Les foncières cotées : une exposition à l’immobilier avec des liquidités accrues

Les foncières cotées en bourse, ou REITs (Real Estate Investment Trusts), sont une autre alternative à l’investissement immobilier traditionnel. Ces sociétés possèdent et gèrent des portefeuilles immobiliers, mais au lieu de les acheter directement, vous pouvez y investir par le biais d’actions en bourse. L’un des principaux avantages des foncières cotées réside dans leur liquidité : contrairement à un bien immobilier physique, il est possible d’acheter et de vendre des actions en quelques clics.

Prenons l’exemple de Realty Income, l’une des foncières cotées les plus populaires. Cette société américaine est surnommée « the dividend company » car elle distribue des dividendes à ses actionnaires chaque mois, une caractéristique particulièrement appréciée des investisseurs à la recherche de revenus réguliers. Realty Income possède un portefeuille immobilier diversifié principalement composé de baux commerciaux longs termes, ce qui permet une stabilité de revenus, même en période économique difficile. À travers son modèle d’affaires, la société s’assure d’un flux de revenus prévisible et en constante augmentation, ce qui peut être rassurant pour les investisseurs.

Lorem Ipsum has been the industry’s standard dummy text ever since the 1500s.

Investir dans des foncières cotées, comme Realty Income, permet d’avoir une exposition à l’immobilier sans les contraintes d’une gestion locative. Les actions des foncières cotées peuvent être influencées par les fluctuations du marché boursier, mais cette option permet une diversification dans des secteurs immobiliers variés, ce qui offre davantage de sécurité par rapport à un investissement immobilier direct dans un seul bien.

3. Le crowdlending immobilier : investir dans l’immobilier par le financement participatif

Le crowdlending immobilier, ou prêt participatif immobilier, est une autre alternative intéressante à l’investissement immobilier traditionnel. Ce modèle permet à des investisseurs particuliers de prêter de l’argent directement à des promoteurs ou des sociétés immobilières, en échange d’un rendement sous forme d’intérêts. Contrairement aux SCPI ou aux foncières cotées, qui génèrent des revenus passifs via la distribution de loyers ou de dividendes, le crowdlending immobilier repose sur un système de prêts à des acteurs du secteur immobilier, généralement pour une durée déterminée, avec un taux d’intérêt fixe ou variable.

Bricks, une plateforme bien connue dans le domaine de l’immobilier fractionné, permet aux particuliers de financer des projets immobiliers spécifiques. Concrètement, les investisseurs peuvent prêter des fonds pour des projets de rénovation ou de construction de biens immobiliers, souvent dans le secteur résidentiel ou commercial. En retour, ils perçoivent un rendement sous forme d’intérêts, souvent compris entre 7% et 11% par an, en fonction du projet et du niveau de risque. Les remboursements peuvent se faire à intervalles réguliers, selon les modalités définies dans le contrat de prêt.

Lorem Ipsum has been the industry’s standard dummy text ever since the 1500s.

Ce modèle présente plusieurs avantages. Tout d’abord, il permet aux investisseurs d’accéder à l’immobilier avec des montants d’investissement relativement faibles, à partir de 10 euros par projet, ce qui permet une diversification rapide et efficace du portefeuille. De plus, Bricks assure la gestion complète des prêts : sélection des projets, collecte des fonds, suivi des remboursements, et communication avec les emprunteurs. L’investisseur n’a ainsi qu’à choisir les projets auxquels il souhaite participer et la plateforme se charge du reste.

Cependant, le crowdlending immobilier n’est pas sans risques. En tant que prêteur, l’investisseur s’expose à des imprévus dans le déroulement des projets, tels que des retards de livraison, des dépassements de coûts ou même des défaillances des promoteurs. Contrairement à un investissement en actions de foncières cotées, il n’existe pas toujours de garanties sur le capital prêté. Si un projet rencontre des difficultés, l’investisseur peut perdre tout ou partie de son investissement. Cela en fait une solution adaptée à ceux qui sont prêts à accepter un risque plus élevé en échange de rendements potentiellement supérieurs.

À mon avis, le crowdlending immobilier via des plateformes comme Bricks est une excellente manière de se diversifier dans l’immobilier tout en ayant un contrôle direct sur les projets financés. Il offre une transparence intéressante et permet de participer à des projets spécifiques sans les contraintes de la gestion immobilière. Pour les investisseurs prêts à prendre un peu plus de risques pour des rendements plus attractifs, cette alternative mérite vraiment d’être considérée.

Conclusion : trois approches pour diversifier son patrimoine immobilier

Les SCPI, les foncières cotées et le crowdlending immobilier offrent des alternatives intéressantes à l’investissement immobilier traditionnel. Chacune de ces solutions présente des avantages distincts : les SCPI permettent d’investir dans un portefeuille immobilier diversifié sans gestion complexe, les foncières cotées offrent une liquidité accrue et une exposition au marché boursier, tandis que le crowdlending immobilier facilite l’accès à des biens immobiliers spécifiques avec un ticket d’entrée faible.

Si, comme moi, vous êtes attiré par l’immobilier mais que vous souhaitez éviter les tracas de la gestion directe, ces options peuvent constituer un excellent compromis pour diversifier votre patrimoine tout en profitant des avantages de l’immobilier. Bien entendu, chaque type d’investissement comporte des risques, et il est essentiel d’évaluer soigneusement votre tolérance au risque avant de vous lancer. Mais dans tous les cas, ces alternatives vous permettent de profiter des atouts de l’immobilier sans les inconvénients des investissements physiques classiques.

Trade Republic : un compte-titres pas si ordinaire

Le courtier en ligne Trade Republic est devenu en quelques années l’un des plus populaires parmi les épargnants français. Il tient son succès notamment d’une interface et de fonctionnalités ciblant le public des investisseurs débutants.

Quels sont les éléments différenciants de ce courtier ? C’est ce que je me propose de vous expliquer dans cet article.

Tout d’abord, Trade Republic opère avec une licence bancaire, ce qui contribue à rassurer sur la sécurité des placements proposés.

Ce courtier permet d’investir sur plus de 9000 actions et ETFs du monde entier. Les actions françaises et européennes sont bien sûr présentes, même s’il est souvent plus intéressant d’investir sur celles-ci via un PEA (à l’étude, mais pas encore disponible chez Trade Republic) pour optimiser la fiscalité.

Trade Republic permet également d’investir en cryptos (je n’ai pas testé cette fonctionnalité) et même sur une sélection d’obligations à partir de 1 euro.

L’investissement en obligations, lancé il y a quelques mois, est à ma connaissance une grande première pour un courtier en ligne. En effet, jusqu’à présent ce type de placement n’était accessible qu’aux investisseurs institutionnels.

Contrairement à ce que pratiquent en général les banques françaises, la partie espèces du compte-titres est rémunérée, à un taux aligné sur celui de l’ESTER (3,25% en ce moment mais ça va baisser prochainement en fonction des décisions de la BCE). C’est toujours ça de pris pour nos liquidités non-investies !

Mais le gros point fort de Trade Republic est leur système de plans d’investissement programmés gratuits. Concrètement, cela vous permet d’investir en DCA (Dollar Cost Average), une stratégie d’investissement assez populaire consistant à investir régulièrement une somme fixe dans un actif financier pour réduire le risque et lisser vos prix d’achat. Par exemple, vous pouvez créer un plan d’investissement programmé sur une action de votre choix, en indiquant que vous voulez acheter pour telle somme (à partir de 1 euro) toutes les semaines, tous les mois ou tous les trimestres.

Corollaire de ce système d’investissement programmé, le courtier autorise évidemment l’achat de fractions d’action (ou d’ETF). Vous n’êtes pas obligés d’acheter des actions pleines pour investir. C’est encore un point fort de Trade Republic.

L’application par téléphone est beaucoup plus simple et ergonomique à utiliser que celle de leur site web. C’est probablement voulu d’ailleurs, mais ce marketing de la gamification peut avoir des effets pervers. La bourse est un investissement de long terme, d’autant plus rentable lorsqu’on met de côté ses émotions. Il n’est pas sain d’avoir le nez constamment sur son compte-titres. Aussi je recommanderais aux investisseurs les moins expérimentés, une fois leurs plans d’investissements établis, de s’astreindre à regarder le moins possible leur téléphone, voire de désinstaller l’application tant qu’ils n’ont pas besoin d’opérer des changements.

Il est possible de réaliser des investissements hors du cadre d’un plan programmé, mais dans ce cas l’ordre est payant, au tarif unique d’1 euro par opération. Ce tarif est correct comparé à d’autres courtiers en ligne. Cela peut paraître a priori peu onéreux, mais attention à l’effet sur les petits ordres. Par exemple sur un ordre de 50 euros, cela fait déjà 2% de moins-value à rattraper ! Et il faudra compter le même tarif à la revente…

Trade Republic propose aussi depuis peu une carte de crédit permettant d’accumuler du cashback sur vos achats, ou plus exactement du « saveback » puisque 1% de vos achats est reversé sur le plan d’investissement de votre choix (jusqu’à un maximum de 15 euros par mois), à la condition d’avoir déjà pour 50 euros d’épargne mensuelle programmée.

Du côté des points faibles et contraintes, Trade Republic est un courtier allemand, ce qui signifie que vous devrez obligatoirement effectuer une déclaration de compte étranger (formulaire n°3916) lors de votre prochaine déclaration d’impôts.

Pour l’alimentation de votre compte, vous avez le choix entre faire un virement ou faire un dépôt par carte de crédit. Préférez le virement ! En effet, le virement est gratuit, tout comme le 1er versement par carte de crédit. Mais dès le deuxième versement par carte, ils appliqueraient des frais de 1%.

Dans l’ensemble, Trade Republic est une très bonne option pour l’ouverture d’un compte-titres ordinaire (CTO), pour la large sélection d’actifs disponibles et surtout pour les plans d’investissement programmés gratuits. Cela ne vous empêche pas bien sûr d’avoir en plus un PEA chez un autre courtier pour vos actions françaises et européennes.

Si vous souhaitez essayer ce courtier, je vous propose de le faire via ce lien de parrainage qui vous permettra de gagner un bonus (en général 10 euros offerts en fractions d’action) si vous commencez à investir dans les 21 premiers jours.