PEA ou compte-titres ? Le bon ordre pour débuter en Bourse

Quand on commence à investir en Bourse, une question revient très vite : faut-il ouvrir un PEA ou un compte-titres ordinaire ?

La réponse la plus utile n’est pas forcément de choisir l’un contre l’autre. Dans la plupart des cas, le vrai sujet est plutôt l’ordre dans lequel utiliser ces deux enveloppes.

PEA ou CTO ?

Le PEA et le compte-titres ne remplissent pas exactement le même rôle. Le premier est une enveloppe fiscale avantageuse, mais plus encadrée. Le second est plus souple, plus universel, mais fiscalement moins favorable pendant la vie de l’investisseur. Pour un débutant, comprendre cette différence permet d’éviter deux erreurs fréquentes : ouvrir trop de comptes trop tôt, ou négliger une enveloppe fiscale intéressante pendant les premières années d’investissement.

Le PEA : l’enveloppe à privilégier pour construire une base

Le Plan d’Épargne en Actions, ou PEA, est souvent le premier compte à ouvrir lorsqu’on veut investir à long terme en actions.

Son principal intérêt est fiscal. Après cinq ans de détention, les gains réalisés dans le PEA peuvent être retirés sans impôt sur le revenu, même s’ils restent soumis aux prélèvements sociaux. Cela en fait une enveloppe très intéressante pour un investisseur patient, capable de laisser son capital travailler sur plusieurs années.

Le PEA permet d’investir principalement dans des actions de sociétés ayant leur siège dans l’Union européenne, ainsi qu’en Islande, en Norvège ou au Liechtenstein, sous réserve qu’elles remplissent les conditions d’éligibilité prévues. Il donne aussi accès à certains fonds et ETF éligibles.

Il ne faut donc pas comprendre “actions européennes” au sens large. Une action suisse ou britannique, par exemple, n’est généralement pas éligible au PEA, même si l’entreprise est européenne au sens géographique ou culturel.

Cette contrainte peut sembler restrictive, mais elle n’est pas forcément un problème pour débuter. Il existe des ETF éligibles au PEA permettant de s’exposer à de grands indices boursiers, y compris parfois à des zones géographiques plus larges que l’Union européenne grâce à des mécanismes de réplication.

Il faut toutefois éviter de présenter le PEA comme automatiquement supérieur dans tous les cas. Certains ETF éligibles au PEA, notamment ceux qui permettent de s’exposer aux marchés mondiaux ou américains, peuvent avoir des frais courants plus élevés que des ETF comparables disponibles sur compte-titres. L’avantage fiscal du PEA doit donc être mis en regard des frais des supports disponibles, du choix plus limité d’ETF et de la stratégie réelle de l’investisseur.

Pour un débutant, le PEA a néanmoins un avantage psychologique autant que fiscal : il pousse à penser long terme. On y investit moins pour multiplier les opérations que pour construire progressivement un portefeuille cohérent.

Le compte-titres : plus libre, mais moins protecteur fiscalement

Le compte-titres ordinaire, souvent appelé CTO, est beaucoup plus souple. Il permet d’acheter des actions du monde entier, des ETF non éligibles au PEA, des obligations, parfois des produits plus complexes, selon le courtier utilisé.

Cette liberté est utile, mais elle peut aussi devenir un piège au début. Quand tout est disponible, on peut facilement se disperser : actions américaines à la mode, ETF sectoriels, valeurs exotiques, produits à effet de levier, titres achetés sans vraie stratégie.

Fiscalement, le CTO est aussi moins avantageux que le PEA pour un investisseur français pendant sa vie. Les dividendes et plus-values sont généralement imposables, avec application du prélèvement forfaitaire unique ou, sur option, du barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette fiscalité n’interdit pas d’utiliser un compte-titres, mais elle doit être intégrée dès le départ.

Le CTO n’est donc pas une mauvaise enveloppe. Il est même indispensable à terme pour certains investisseurs. Mais il est souvent préférable de l’utiliser après avoir compris ce que le PEA peut déjà offrir.

Le compte-titres : un intérêt patrimonial souvent sous-estimé

Le compte-titres est généralement présenté comme moins favorable que le PEA sur le plan fiscal. C’est vrai lorsque l’investisseur vend des titres avec une plus-value ou perçoit des revenus imposables. Mais en matière de transmission, le compte-titres présente un avantage peu connu.

Au décès du titulaire, les titres détenus sur un compte-titres entrent dans la succession pour leur valeur au jour du décès. Les plus-values latentes accumulées jusque-là sont alors en principe purgées. Autrement dit, les héritiers ne reprennent pas l’ancien prix d’achat du défunt comme base fiscale : leur prix de revient est réévalué à la valeur retenue dans la succession.

Exemple simplifié : un investisseur a acheté des titres pour 20 000 €. Au jour de son décès, ils valent 50 000 €. Dans le cadre de la succession, les héritiers reçoivent des titres valorisés 50 000 €. S’ils les revendent ensuite 52 000 €, la plus-value imposable ne porte pas sur 32 000 €, mais seulement sur 2 000 €, sous réserve des règles applicables et des frais pouvant entrer dans le calcul.

Cela ne signifie pas que le compte-titres échappe aux droits de succession. Les titres font bien partie de l’actif successoral taxable selon le lien de parenté, les abattements et la situation familiale. Mais sur le plan des plus-values, le mécanisme peut être favorable.

C’est une différence importante avec le PEA, qui est clôturé au décès de son titulaire. Le PEA conserve son intérêt fiscal pendant la vie de l’investisseur, mais il n’est pas transmis comme enveloppe. Les titres peuvent être transférés après clôture, mais le cadre fiscal spécifique du PEA disparaît.

Pour un débutant, ce point ne doit pas forcément dicter le choix de départ. Quand on commence à investir, l’objectif principal reste souvent de construire une méthode simple, régulière et durable. Mais à mesure que le patrimoine grossit, le compte-titres peut retrouver de l’intérêt dans une logique de transmission.

Dans quel ordre investir quand on débute ?

Pour un investisseur débutant, l’ordre le plus logique est souvent le suivant : d’abord sécuriser son épargne de précaution, ensuite ouvrir un PEA, puis seulement ensuite compléter avec un compte-titres si le besoin apparaît.

La première étape n’est donc pas boursière. Avant d’investir, il faut généralement conserver une réserve disponible sur des supports liquides et peu risqués. Cette épargne de précaution évite de devoir vendre ses investissements au mauvais moment en cas d’imprévu.

Une fois cette base constituée, le PEA devient souvent l’enveloppe prioritaire pour les investissements en actions de long terme. Il permet de prendre date, c’est-à-dire de faire démarrer le compteur fiscal des cinq ans, même avec un premier versement modeste. C’est une décision simple, mais importante : plus le PEA est ouvert tôt, plus vite il atteint sa maturité fiscale.

Ensuite, l’investisseur peut alimenter progressivement ce PEA selon ses moyens, par exemple chaque mois ou chaque trimestre. L’objectif n’est pas de remplir le plafond rapidement, mais de mettre en place une discipline d’investissement.

Le compte-titres arrive ensuite, lorsque le PEA ne suffit plus : besoin d’acheter des actions américaines en direct, volonté d’accéder à des ETF non éligibles, diversification vers des zones ou des classes d’actifs absentes du PEA, préparation patrimoniale plus large, ou dépassement progressif du plafond de versement.

Pourquoi ne pas tout faire sur compte-titres dès le départ ?

Certains débutants sont attirés par le compte-titres parce qu’il donne accès à davantage d’actions connues et très médiatisées : Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon, Tesla ou Coca-Cola, par exemple. Il permet aussi d’acheter de nombreux ETF internationaux qui ne sont pas toujours disponibles dans le cadre du PEA.

C’est compréhensible. Le compte-titres donne une impression de liberté immédiate. Mais commencer directement par lui peut conduire à négliger l’intérêt fiscal du PEA, surtout pour un investissement de long terme. Après cinq ans, le PEA permet en effet de retirer les gains sans impôt sur le revenu, même si les prélèvements sociaux restent dus.

Prenons un exemple simple.

Un investisseur place 10 000 € sur un support actions. Quelques années plus tard, son investissement vaut 15 000 €. Il a donc réalisé 5 000 € de plus-value.

Sur un compte-titres, cette plus-value est généralement soumise au prélèvement forfaitaire unique. En 2026, celui-ci s’élève à 31,4 % au total dans le cas général : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Sur 5 000 € de gain, cela représente 1 570 € de fiscalité, pour un gain net de 3 430 €.

Dans un PEA de plus de cinq ans, le gain est exonéré d’impôt sur le revenu. Il reste soumis aux prélèvements sociaux. Avec un taux de 18,6 %, la fiscalité serait ici de 930 €, pour un gain net de 4 070 €.

EnveloppePlus-value bruteFiscalité simplifiéeGain net
Compte-titres5 000 €1 570 €3 430 €
PEA après 5 ans5 000 €930 €4 070 €
Différence en faveur du PEA640 €

Dans cet exemple simplifié, le PEA laisse donc 640 € de plus à l’investisseur que le compte-titres. Ce différentiel correspond à l’impôt sur le revenu évité dans le cadre du PEA, soit 12,8 % de la plus-value dans cet exemple.

Ce montant peut sembler modeste sur une seule opération, mais il devient plus significatif lorsque les sommes augmentent ou lorsque les gains sont réinvestis sur une longue période.

Cet avantage doit toutefois être relativisé. Les ETF éligibles au PEA, en particulier ceux qui permettent de s’exposer aux marchés mondiaux ou américains, ont parfois des frais courants plus élevés que des ETF comparables disponibles sur compte-titres. Le gain fiscal du PEA peut donc être en partie réduit par des frais supérieurs ou par un choix plus limité de supports.

L’arbitrage ne se résume donc pas à “PEA contre compte-titres”. Il faut comparer l’ensemble : fiscalité, frais, qualité des ETF disponibles, diversification recherchée, horizon de placement et objectifs patrimoniaux. L’exemple ci-dessus ne tient pas compte des frais de courtage, des frais propres aux ETF, des éventuelles différences de performance entre supports, ni de la situation fiscale particulière de chaque investisseur.

Pour autant, le PEA reste souvent une très bonne enveloppe de départ. Il impose un cadre plus restreint, mais cette contrainte peut être utile au début. Elle limite les choix, réduit la dispersion et pousse à construire une stratégie plus simple.

En investissement, avoir accès à tout n’est pas toujours un avantage. Pour débuter, une enveloppe fiscalement efficace, compréhensible et orientée long terme peut être préférable à une liberté totale mal maîtrisée.

Quand ouvrir un compte-titres malgré tout ?

Le compte-titres devient pertinent dans plusieurs situations.

Il peut être utile si l’on veut acheter des actions non européennes en direct. Il devient aussi intéressant si l’on souhaite accéder à des ETF spécifiques non disponibles dans le PEA, par exemple certains ETF obligataires, monétaires, sectoriels ou internationaux.

Il peut également servir à séparer plusieurs stratégies. Par exemple, un PEA pour l’investissement long terme en ETF actions, et un CTO pour quelques titres individuels, pour une poche plus internationale ou pour une approche plus opportuniste.

Le compte-titres peut aussi avoir du sens dans une logique patrimoniale plus avancée, notamment lorsque la question de la transmission devient importante. Il ne remplace pas les autres outils patrimoniaux, mais il peut présenter un intérêt spécifique grâce à la purge des plus-values latentes au décès.

Enfin, le compte-titres devient naturellement complémentaire lorsque le PEA est déjà bien avancé, voire proche de son plafond de versement.

La bonne question n’est donc pas : “Le CTO est-il inutile ?” Il ne l’est pas. La bonne question est plutôt : “Ai-je déjà une raison claire d’utiliser un CTO maintenant ?” Si la réponse est non, le PEA suffit souvent pour commencer.

Le cas particulier de l’assurance-vie

Dans la pratique, le choix ne se limite pas toujours au PEA et au compte-titres. L’assurance-vie peut également jouer un rôle important, notamment pour combiner fonds en euros, unités de compte, transmission et horizon de placement plus souple.

Mais pour l’investissement actions pur, le PEA reste souvent l’enveloppe à examiner en priorité. L’assurance-vie répond à d’autres objectifs : gestion patrimoniale, diversification, transmission, disponibilité partielle du capital, ou recherche d’un cadre plus généraliste.

Un investisseur débutant peut donc raisonner ainsi : le PEA pour construire une poche actions long terme, l’assurance-vie pour une enveloppe patrimoniale plus polyvalente, et le compte-titres pour compléter lorsque les limites du PEA deviennent réellement gênantes.

Un ordre simple pour éviter la dispersion

Pour résumer, un ordre rationnel pourrait être le suivant :

  1. Constituer une épargne de précaution disponible.
  2. Ouvrir un PEA le plus tôt possible pour prendre date.
  3. Alimenter progressivement le PEA avec une stratégie simple et long terme.
  4. N’ouvrir ou n’utiliser activement un compte-titres que lorsqu’un besoin précis apparaît.
  5. Éventuellement compléter avec une assurance-vie selon les objectifs patrimoniaux.

Cet ordre n’est pas une règle absolue. Il dépend du profil, du patrimoine, de l’âge, de la fiscalité personnelle, du niveau de risque accepté et des objectifs de chacun. Mais pour un débutant, il a le mérite de la clarté.

Il évite de commencer par les outils les plus vastes et les plus complexes. Il privilégie d’abord une enveloppe fiscalement efficace, adaptée à l’investissement long terme, puis ajoute de la souplesse seulement lorsque cette souplesse devient utile.

Conclusion

Le PEA et le compte-titres ne sont pas des adversaires. Ce sont deux outils complémentaires.

Pour débuter, le PEA est souvent le meilleur point de départ, car il combine simplicité, avantage fiscal et logique de long terme. Mais cet avantage fiscal doit être apprécié avec nuance : les supports disponibles peuvent être moins nombreux, certains ETF éligibles peuvent être plus coûteux, et le cadre du PEA reste plus contraignant.

Le compte-titres devient ensuite un excellent complément pour élargir l’univers d’investissement, accéder à certains titres ou ETF, diversifier au-delà des limites du PEA, ou intégrer progressivement une réflexion patrimoniale plus large.

L’erreur serait de choisir en fonction de la mode ou de la liste des titres disponibles. Le bon réflexe consiste plutôt à partir de son objectif : construire un portefeuille durable, compréhensible et fiscalement cohérent.

Dans cette logique, l’ordre compte autant que le choix de l’enveloppe.

Faut-il mettre un peu d’or dans son portefeuille ?

Et pourquoi l’or physique garde un charme unique


L'or un actif refuge

L’or, un classique qui rassure

En période d’inflation, de crise bancaire ou de turbulences boursières, l’or joue souvent son rôle d’actif refuge. Il ne rapporte pas d’intérêt, mais il protège le pouvoir d’achat et amortit les chocs.

Des études confirment ce rôle :

  • SPDR – “The Role of Gold in Today’s Global Multi-Asset Portfolio” montre que l’or, grâce à sa faible corrélation avec les actions et obligations, améliore le ratio rendement/risque d’un portefeuille diversifié.
  • Une étude publiée sur PMC (NIH) indique que l’ajout d’or a réduit la volatilité des portefeuilles pendant la crise du COVID-19.
  • Le World Gold Council recommande généralement une allocation comprise entre 10 et 15 %, parfois jusqu’à 20 % pour les profils plus prudents, comme équilibre entre sécurité et performance.

Trois façons de s’exposer à l’or

1. L’or physique – l’option la plus tangible

Pièces (Napoléon 20 F, Krugerrand, Maple Leaf…), lingotins ou lingots : l’or physique est un actif concret que vous pouvez détenir chez vous ou dans un coffre.

Ses avantages :

  • aucune dépendance à une banque ou à un gestionnaire,
  • fiscalité attractive sur la revente (abattement de 5 %/an à partir de la 3ᵉ année dans plusieurs juridictions),
  • valeur tangible et universelle : contrairement aux actifs purement numériques ou aux promesses de paiement, l’or physique reste un bien réel que vous pouvez toucher, transmettre et échanger. Cette matérialité rassure et renforce la notion de “patrimoine” au sens fort.

Les pièces comme le Napoléon sont particulièrement appréciées : faciles à revendre, très liquides et reconnues dans le monde entier. (Voir par exemple le guide de Acheter-or.com qui est très axé sur les supports physiques d’investissement.)


2. Les ETFs et ETCs adossés à l’or

Ces produits cotés en bourse répliquent le prix de l’or et permettent d’acheter ou de vendre en quelques clics. Parfait pour ajuster rapidement son exposition ou investir de petites sommes sans se soucier du stockage.
Seul bémol : on ne détient pas l’or “en main”, et il faut compter des frais de gestion annuels.


3. Les actions minières et produits dérivés

Pour les investisseurs plus dynamiques, les sociétés minières ou les fonds thématiques offrent un effet de levier : si le prix de l’or grimpe, leurs profits peuvent exploser.
Mais attention : leur volatilité est élevée, et en cas de krach boursier global, ces actions peuvent chuter même si l’or monte.


Pourquoi privilégier un peu d’or physique

Détenir quelques pièces ou lingotins, c’est se donner une indépendance que les ETFs ne peuvent pas offrir :

  • aucun risque de contrepartie,
  • valeur tangible : vous possédez un actif que rien ne peut “dématérialiser” ou effacer,
  • sécurité psychologique : en cas de crise majeure, l’or physique reste un moyen d’échange accepté presque partout.

Combien en avoir ?

La plupart des études recommandent une allocation modérée de 10 à 15 % du portefeuille global.
Une approche simple :

  • constituer une base de pièces d’or d’investissement,
  • compléter avec un ETF or pour ajuster rapidement l’exposition si besoin.

En résumé

L’or n’est pas fait pour “s’enrichir vite”, mais pour protéger ce que vous avez déjà.
Quelques pièces bien choisies, comme des Napoléons ou des lingotins, offrent à la fois stabilité, liquidité et un vrai sentiment de sécurité.
Pour le reste, les ETFs et minières peuvent compléter l’exposition, selon votre profil d’investisseur.


À retenir

  • 10 à 15 % d’or dans un portefeuille est souvent l’allocation optimale.
  • Privilégiez l’or physique pour sa sécurité et sa valeur tangible.
  • Complétez avec un ETF or pour ajuster l’exposition facilement.
  • L’or n’est pas une stratégie d’enrichissement rapide, mais un outil de protection du patrimoine.

Comment investir en cas de krach boursier (et rester serein)

Contexte économique tendu, hausse des droits de douane, incertitudes géopolitiques…
Ces éléments pèsent sur les marchés et font craindre à certains investisseurs une éventuelle correction, voire un krach boursier.

Faut-il s’inquiéter ? Changer de stratégie ? Vendre ses actions ? Pas nécessairement.
Même en cas de forte baisse des marchés, il est possible d’investir avec méthode — et parfois d’en tirer parti.

Voici 5 principes clés à garder en tête pour investir intelligemment si une crise boursière venait à se produire.


1. Rester calme face à la volatilité

Les marchés détestent l’incertitude, et les tensions commerciales actuelles ne rassurent pas les investisseurs. Des mouvements brusques peuvent survenir, mais cela ne signifie pas qu’il faille paniquer.

Les baisses de marché sont naturelles dans le cycle économique.
Ce sont souvent les investisseurs les plus patients — ceux qui conservent une vision long terme — qui s’en sortent le mieux.


2. Investir progressivement avec la stratégie DCA

Dans un contexte instable, difficile de savoir quand investir. C’est là que la stratégie du Dollar-Cost Averaging (DCA) entre en jeu.

Elle consiste à investir une somme fixe (par exemple 200 €) à intervalles réguliers, peu importe la conjoncture.
Résultat : vous achetez plus d’actifs quand les prix sont bas, et moins quand ils sont hauts — sans avoir à “deviner” le bon moment.

C’est une approche idéale pour réduire les risques liés à la volatilité tout en continuant à faire croître votre portefeuille.


3. Se tourner vers les secteurs défensifs

Certaines entreprises ont une activité plus résiliente en période d’incertitude économique. On parle de secteurs défensifs, car leurs produits ou services sont indispensables au quotidien.

Parmi eux :

  • La santé (pharmacie, hôpitaux, biotechnologies)
  • L’alimentation et les biens de première nécessité
  • Les services publics (énergie, eau, gestion des déchets)

Ces secteurs sont généralement moins affectés par les cycles économiques, ce qui peut aider à stabiliser un portefeuille.


4. Diversifier pour limiter les risques

La diversification reste l’un des piliers les plus robustes de toute stratégie d’investissement.

Elle consiste à répartir vos investissements entre :

  • Différentes classes d’actifs (actions, obligations, immobilier, or…)
  • Plusieurs zones géographiques
  • Divers secteurs d’activité

L’objectif : réduire l’impact d’un éventuel repli dans une zone ou un secteur, et lisser les performances sur le long terme.


5. Revenir à l’essentiel : vos objectifs

Avant de prendre une décision sous l’effet de la peur, posez-vous ces questions :

  • Pourquoi j’investis ?
  • Sur combien d’années ?
  • Quel niveau de risque suis-je prêt à accepter ?

Un contexte incertain est l’occasion de réévaluer votre stratégie et de rester aligné avec vos objectifs de vie, pas avec les émotions du moment.


En résumé

Même si un krach boursier n’est pas certain, s’y préparer reste une démarche saine.
En investissant progressivement (DCA), en ciblant les secteurs résilients, et en diversifiant vos placements, vous construisez un portefeuille plus robuste — capable de traverser les zones de turbulence.

Une offre innovante de PEA chez Trade Republic

Trade Republic, l’application d’investissement et de trading low-cost qui a séduit de nombreux investisseurs européens, fait une entrée remarquée sur le marché français avec le lancement de son Plan d’Épargne en Actions (PEA). Nous avions déjà parlé de ce courtier d’origine allemande pour présenter son compte-titres ordinaire. Cette nouvelle offre vise à démocratiser encore davantage l’investissement boursier avec une enveloppe fiscale très avantageuse pour les investisseurs français. Voici un tour d’horizon des spécificités de ce nouveau PEA et des atouts qu’il offre aux investisseurs particuliers.

Le PEA : un outil fiscal avantageux pour les investisseurs

Le PEA est une enveloppe fiscale attractive, créée pour encourager l’investissement en actions et en titres assimilés d’entreprises européennes. Les gains réalisés au sein du PEA (plus-values, dividendes) sont exonérés d’impôts sur le revenu après cinq ans de détention. Seuls les prélèvements sociaux, actuellement fixés à 17,2 %, restent dus. En outre, le PEA permet de bénéficier d’un cadre fiscal favorable pour constituer un capital à moyen ou long terme. Trade Republic a été amenée à ouvrir une succursale en France afin de pouvoir proposer ce produit d’épargne défiscalisé. Par conséquent, vous bénéficiez en ouvrant un compte chez eux de la garantie des dépôts applicable aux banques françaises, et n’êtes plus obligés de faire une déclaration de compte étranger.

Les spécificités du PEA de Trade Republic

1. Une offre simple et accessible

Trade Republic se distingue par sa volonté de rendre l’investissement accessible à tous. Son PEA s’inscrit dans cette logique, avec une tarification compétitive :

  • Frais de tenue de compte gratuits : Contrairement à de nombreux acteurs traditionnels, Trade Republic ne facture pas de frais de gestion.
  • Coût des transactions attractif : Les frais de transaction sont fixés à 1 euro par ordre, un tarif parmi les plus bas du marché.
  • Pas de montant minimum par ordre : Contrairement à d’autres courtiers obligeant à passer un ordre minimum de 80 ou 100 euros, Trade Republic n’impose pas de minimum.

2. Un large choix d’investissements

Le PEA de Trade Republic permet d’investir dans une vaste gamme d’actifs européens, allant des actions individuelles aux ETF (fonds indiciels cotés). Cette diversité permet aux investisseurs de construire un portefeuille adapté à leurs objectifs et à leur tolérance au risque.

3. Des plans d’épargne programmés

L’une des particularités de l’offre de Trade Republic est la possibilité de mettre en place des plans d’investissement programmés (PIP). Ces plans permettent d’investir automatiquement à intervalles réguliers, avec des montants dès 1 euro par mois, favorisant ainsi une approche disciplinée et une réduction des risques liés au timing du marché. Néanmoins, ce qui était la fonctionnalité la plus attendue de ce nouveau PEA n’aura pour le moment qu’une portée limitée, puisque l’investissement en fractions d’actions n’est toujours pas possible sur un PEA. Trade Republic annonce que des changements règlementaires pourraient intervenir à ce sujet d’ici le mois de juin 2025, mais cela reste à confirmer.

Un atout pour les nouveaux investisseurs et les épargnants avertis

Le lancement du PEA par Trade Republic, qui revendique déjà un million de clients en France, était un évènement très attendu, annoncé déjà depuis deux ans. Son accessibilité financière et technologique en fait une option idéale pour les débutants souhaitant se lancer sur les marchés boursiers. De même, les investisseurs expérimentés y trouveront un moyen de diversifier leurs supports d’investissement tout en optimisant leur fiscalité.

Avec son PEA, Trade Republic combine innovation, simplicité et compétitivité pour répondre aux attentes des investisseurs d’aujourd’hui. Ce produit s’impose comme une alternative intéressante aux offres traditionnelles, tout en valorisant les avantages fiscaux uniques du PEA. Une opportunité à considérer pour quiconque s’intéresse aux potentiels de la bourse européenne.

Si vous souhaitez essayer ce courtier, que ce soit pour un PEA ou pour un compte-titres, je vous propose de le faire via ce lien de parrainage qui vous permettra de gagner un bonus si vous commencez à investir dans les 21 premiers jours.

Trade Republic : un compte-titres pas si ordinaire

Le courtier en ligne Trade Republic est devenu en quelques années l’un des plus populaires parmi les épargnants français. Il tient son succès notamment d’une interface et de fonctionnalités ciblant le public des investisseurs débutants.

Quels sont les éléments différenciants de ce courtier ? C’est ce que je me propose de vous expliquer dans cet article.

Tout d’abord, Trade Republic opère avec une licence bancaire, ce qui contribue à rassurer sur la sécurité des placements proposés.

Ce courtier permet d’investir sur plus de 9000 actions et ETFs du monde entier. Les actions françaises et européennes sont bien sûr présentes, même s’il est souvent plus intéressant d’investir sur celles-ci via un PEA (à l’étude, mais pas encore disponible chez Trade Republic) pour optimiser la fiscalité.

Trade Republic permet également d’investir en cryptos (je n’ai pas testé cette fonctionnalité) et même sur une sélection d’obligations à partir de 1 euro.

L’investissement en obligations, lancé il y a quelques mois, est à ma connaissance une grande première pour un courtier en ligne. En effet, jusqu’à présent ce type de placement n’était accessible qu’aux investisseurs institutionnels.

Contrairement à ce que pratiquent en général les banques françaises, la partie espèces du compte-titres est rémunérée, à un taux aligné sur celui de l’ESTER (3,25% en ce moment mais ça va baisser prochainement en fonction des décisions de la BCE). C’est toujours ça de pris pour nos liquidités non-investies !

Mais le gros point fort de Trade Republic est leur système de plans d’investissement programmés gratuits. Concrètement, cela vous permet d’investir en DCA (Dollar Cost Average), une stratégie d’investissement assez populaire consistant à investir régulièrement une somme fixe dans un actif financier pour réduire le risque et lisser vos prix d’achat. Par exemple, vous pouvez créer un plan d’investissement programmé sur une action de votre choix, en indiquant que vous voulez acheter pour telle somme (à partir de 1 euro) toutes les semaines, tous les mois ou tous les trimestres.

Corollaire de ce système d’investissement programmé, le courtier autorise évidemment l’achat de fractions d’action (ou d’ETF). Vous n’êtes pas obligés d’acheter des actions pleines pour investir. C’est encore un point fort de Trade Republic.

L’application par téléphone est beaucoup plus simple et ergonomique à utiliser que celle de leur site web. C’est probablement voulu d’ailleurs, mais ce marketing de la gamification peut avoir des effets pervers. La bourse est un investissement de long terme, d’autant plus rentable lorsqu’on met de côté ses émotions. Il n’est pas sain d’avoir le nez constamment sur son compte-titres. Aussi je recommanderais aux investisseurs les moins expérimentés, une fois leurs plans d’investissements établis, de s’astreindre à regarder le moins possible leur téléphone, voire de désinstaller l’application tant qu’ils n’ont pas besoin d’opérer des changements.

Il est possible de réaliser des investissements hors du cadre d’un plan programmé, mais dans ce cas l’ordre est payant, au tarif unique d’1 euro par opération. Ce tarif est correct comparé à d’autres courtiers en ligne. Cela peut paraître a priori peu onéreux, mais attention à l’effet sur les petits ordres. Par exemple sur un ordre de 50 euros, cela fait déjà 2% de moins-value à rattraper ! Et il faudra compter le même tarif à la revente…

Trade Republic propose aussi depuis peu une carte de crédit permettant d’accumuler du cashback sur vos achats, ou plus exactement du « saveback » puisque 1% de vos achats est reversé sur le plan d’investissement de votre choix (jusqu’à un maximum de 15 euros par mois), à la condition d’avoir déjà pour 50 euros d’épargne mensuelle programmée.

Du côté des points faibles et contraintes, Trade Republic est un courtier allemand, ce qui signifie que vous devrez obligatoirement effectuer une déclaration de compte étranger (formulaire n°3916) lors de votre prochaine déclaration d’impôts.

Pour l’alimentation de votre compte, vous avez le choix entre faire un virement ou faire un dépôt par carte de crédit. Préférez le virement ! En effet, le virement est gratuit, tout comme le 1er versement par carte de crédit. Mais dès le deuxième versement par carte, ils appliqueraient des frais de 1%.

Dans l’ensemble, Trade Republic est une très bonne option pour l’ouverture d’un compte-titres ordinaire (CTO), pour la large sélection d’actifs disponibles et surtout pour les plans d’investissement programmés gratuits. Cela ne vous empêche pas bien sûr d’avoir en plus un PEA chez un autre courtier pour vos actions françaises et européennes.

Si vous souhaitez essayer ce courtier, je vous propose de le faire via ce lien de parrainage qui vous permettra de gagner un bonus (en général 10 euros offerts en fractions d’action) si vous commencez à investir dans les 21 premiers jours.